24 février 2006
RESIDENT EVIL : APOCALYPSE, Alexander Witt, 2004
Vu le 5 novembre 2004 au cinéma André Malraux, Le Bourget
Caca, pipi, merde à cul et chiotte bouché. Voila ce qui me vient
à l'esprit en repensant à cette bouse même pas digne d'une mouche à
merde. L'histoire de ce virus qui se répand à Racoon City est nulle,
elle est mal filmée (il a tout compris, pour faire croire que ça
bastonne dur il suffit de secouer la caméra jusqu'à ce que de la
bouille apparaisse à l'écran!) et les acteurs font pitié : le noir pour
les punchlines, Milla Jovovich pour les jambes, le gros streumon tout
naze pour les gros bastos. Beurk. Restent les cinq secondes avec les
putes zombies qui sont drôles, mais ça ne sauve pas un film.
NUL!
LE SEPTIEME VOYAGE DE SINBAD, Nathan Juran, 1958
Vu le 8 novembre 2004, DivX
J'ai tél*****gé ce film sur E**e pour enfin voir un film avec
des effets spéciaux de Ray Harruhausen. Et je n'ai pas été déçu. Le
film en lui même est un agréable nanar péplumo-fantastique des 50's dans
lequel Sinbad part à l'aventure pour briser le charme qui a réduit à
quelques centimètres la taille de sa fiancée. Le principal intérêt du
film vient surtout du bestiaire animé image par image : cyclope,
dragons, oiseaux géants... Ces bestioles dégagent une telle impression
de vie qu'en tant que spectateur j'ai été assez troublé devant ces
scènes où leurs mouvements leurs regards, tout semble si réaliste. C
'en est presque dérangeant. alors oui l'histoire ne pète pas bien haut,
mais moi j'en redemande des film d'aventure avec ces éléments mythiques
(voyage en bâteau, monstres, sorciers, dépaysement...) qui se font bien
rares aujourd'hui. Et je le répète : je tuerais père et mère pour vivre
une séance dans une salle disparue qui passait ce genre de films.
J'AIME
L'ENQUETE CORSE, Alain Berbérian, 2004
Vu le 13 novembre 2004 au cinéma André Malraux, Le Bourget
Ah! Ca faisait longtemps que je n'avais pas vu une bonne vieille
comédie française traditionnelle. Ingrédients : une histoire qui fait
rir au moment où le film est produit - ici un détective privé doit
retrouver un nationaliste corse pour lui signaler un héritage, source
d'exploitation de tous les clichés sur la Corse; ze duo comique =
Clavier + Réno; une réalisation qui appuie quand il faut appuyer - un
dialogue en voiture, la caméra ne bouge pas, malgré les lacets corses,
le rebondissement arrive (hélicoptère, police...) et le caméraman est
subitement atteint de la maladie de Parkinson. Il faut bien justifier
le statut de "grosse production" (dû en fait aux cachets de Réno et
Clavier) ! Enfin bon ce soir j'étais bon public et il faut bien avouer
que les clichés sur la Corse sont souvent drôles, et pas trop appuyés
dans le film.
MOYEN
GANG DE REQUINS, (trop de réalisateurs), 2004
Vu le 14 novembre 2004 au cinéma André Malraux, Le Bourget
Bof bof. Je m'attendais à mieux. Un poisson se retrouve dans la
merde en faisant croire qu'il a tué un requin, pour gravir quelques
échelons sociaux. Mais au final il se rend compte qu'il avait tout pour
être heureux dans ses bas quartiers, et qu'il vaut mieux laisser ceux
d'en haut dans leurs faux semblants et leurs apparences superficielles.
Mouais. Vu que le film a été produit, écrit, réalisé et joué par des
gens "d' en haut" je m'interroge sur la portée de ce message et le
cynisme qui a conduit à son élaboration. Alors oui certains gags sont
très bons, mais le héros - gentil bad boy et des images de synthèse
n'ayant rien de bien transcendant ne font rien pour faire émerger ce
film. Et pourquoi l'animation resterait-elle de la parodie du cinéma
"live" à la fin?
MOYEN
DOSSIER SECRET, Orson Welles, 1954
Vu le 19 novembre 2004, en DVD
Plus ça va et plus ça se confirme, Orson Welles est un des metteurs en scène qui m'impressionne le plus. Trancender une histoire de bonne série B en chef d'ouvre sur l'amour filial et l'apparence, c'est fort. On reconnaît d'ailleurs l'amour que porte Welles à Shakespeare dans ce film où les héros se font dépasser par leurs ambitions. Ici M. Arkadin engage un aventurier de bas étage pour qu'il retrouve son passé qu'il prétend avoir oublié en 1927. Mais cet homme tombe amoureux de la fille de son commanditaire... Commence alors une enquête qui se déroule à un rythme effréné dans toute l'Europe de années 50 (jusqu'au Mexique d'ailleurs) et qui va progressivement se muer en chasse à l'homme haletante. La réalisation est splendide, avec une photo et des cadrages à tomber en amour (on reconnaît un film de Welles entre mille), et qui compensent largement un acteur principal pas spécialement bon. J'adore.
J'AIME
NAUSICAA DE LA VALLEE DU VENT, Hayao Miyazaki, 1984
Vu le 30 novembre 2004, DivX
J'ai Tél*****gé ce film sur E***e pour enfin voir le premier dessin animé long métrage entièrement réalisé par Hayao Miyazaki, auto adaptation de la seule BD qu'il n'ait jamais écrit (à ma connaissance). Et c'est une claque. L'histoire est classique pour un de ses films (quoique ce soit le premier d'entre eux), on suit une jeune princesse d'un village rural au creux d'une vallée verdoyante, dans un monde que l' on pourrait qualifier, les indices dans le film nous y conduisent, de post apocalyptique.Certains pays décident de remettre en route des vestiges d'une ancienne civilisation, des sortes de géants créés de toutes pièces à l'origine de la destruction du monde qui les a mis sur pieds. Il est inutile de rappeller le traumatisme qu'a causé au Japon, et touours vivace, la double explosion nucléaire de Hiroshima et Nagasaki... Le film se double d'un message écologique très fin, et son propos est clairement antibelliciste, et comme toujours chez Miyazaki la personnalité des "méchants" n'est pas clairement arrêtée, ce qui n'est pas sans semer le trouble chez le spectateur impliqué. En lui-même le film est sublime tant dans son esthétique que dans son animation, où la dynamique de certaines scènes est impressionnante pour du 100% fait main. J'adore encore. Et je crois que je viens de trouver la source d'inspiration des créateurs de la série de jeux vidéos "Panzer Dragoon" où les deux épisodes Panzer Dragoon Saga (1998) et Panzer Dragoon Orta (2003) offrent des réflexions similaires sur les armes de destruction massive.
J'AIME
LES INDESTRUCTIBLES, Brad Bird, 2004
Vu le 1er décembre 2004 au cinéma André Malraux, Le Bourget
La claque, tout simplement. Ce film en images de synthèse des
studios Pixar réalisé par l' homme à l' origine du sublime Géant de fer
est un pur chef d'oeuvre, dans la catégorie des films de super héros,
et dans celle également des super films tout court. Ce qui est fort c'
est qu'il boxe dans les deux tableaux, à la fois film narrant
leurs exploits , comme ceux de Superman, et s' attardant
également beaucoup sur leur vie de super héros brimés par une
société qui ne veut plus d' eux, les obligeant à être super normaux. J'
avoue que c'est ce deuxième aspect qui me séduit le plus sur le papier
et à l'écran, tant tout est agencé avec une subtilité extrème et un
humour au compte gouttes, à petite dose mais continu et ravageur.
Cependant il faut bien admettre que les scènes d' action sont menées
avec un tel brio que les deux parties se valent au final, d' où la
jubilation qui en ressort. Enfin ce qui frappe surtout c'est l'humanité
des personnages, dans leurs regards, leurs gestes, leurs dialogues...
Tout est réussi ! Et le plus fort c' est que derrière tout ça l'
exploit technique s' efface, visuellement c' est superbe mais on n' est
jamais dans le tape-à-l' oeil. Et pourtant Dieu sait si ça tape l' oeil
avec une telle virtuosité artistique! C' est ça la force Pixar.
PS: J' ai vu le film 4 fois en tout cette semaine là!
J'ADORE !
BLANCHE NEIGE ET LES SEPT NAINS, Walt Disney & William Cottrell, 1937
Je viens de voir Les Indestructibles au "boulot", et en rentrant je suis loin d'avoir sommeil, je suis trop enthousiaste pour ça! Allez hop, je bouffe en me matant un autre chef d' oeuvre. Comme ça. J' ai envie. Pas besoin de présenter ce film. Le jeu de Blanche Neige a peut-être pris un coup de vieux, mais à mes yeux son côté "conte" est intact. Et si j' allie avec ça les éclats de rire que me provoquent à chaque fois les sept nains, et les décors qui sont parmi ce que j' ai vu de plus beau dans un film, le constat est sans appel. J' aime ce film et puis c' est tout. Et j' adore quand la méchante reine descend dans la cave du château, les décors sont bien plus glauques que la majorité des films d' horreur d' alors. Love.
J'ADORE!
DE L' EAU TIEDE SOUS UN PONT ROUGE, Shoei Imamura, 2000
Visionné le 13 décembre 2004, TV (Arte, 20h45)
C' est le deuxième film que je vois de Imamura, et à mon avis je devrais me pencher plus avant sur sa filmo tant, avec L' Anguille (Palme d'Or 1997), j' aime sa façon de situer ses histoires dans des lieux très délimités, avec des personnages nombreux mais traités quasi également. Là un architecte au chômage se retrouve à la recherche d' un prétendu trésor dans une petite ville de pêcheurs, et fait la rencontre d'une jeune femme qui a la particularité de "mouiller" par litres entiers et de provoquer de véritables geysers en faisant l' amour. J' ai perçu cette pression intérieure comme une manifestation corporelle d' un ennui féroce de la jeune femme, lié à la société japonaise traditionnelle et sa place de mère au foyer, et avant cela de fille à marier. Thème certes universel. Là où le film aurait pu être un drame - témoignage parmi tant d'autres, Imamura transforme son film, comme cela semble être son habitude, en délire barré où tous les personnages très typés provoquent des événements totalement improbables et non sensiques. Et c'est donc très drôle. On pourrait développer sur les femmes, dans ce film (l' héroïne, sa mère, la copine du pêcheur) qui correspondent toutes à un style de vie différent, mais j'ai la flemme. Je dirai simplement que j'ai aimé ce film, cependant je lui préfère L' Anguille, qui pourrait être un film de Kusturica tourné au Japon.
J'AIME
LES DALTON, Philippe Haïm, 2004
Vu le 22 décembre 2004 au cinéma André Malraux, Le Bourget
Une grosse merde qui pue du cul, c' est tout ce que je peux
écrire à propos de ce film. C' est hallucicinant de voir jusqu' où peut
aller à ce point le manque d' ambition. Eric et Ramzy sont encore plus
ridicules que d' habitude, le mec qui fait Lucky Luke n' a aucune
présence (un comble !) et le réalisateur ne va pas plus loin que
reprendre des clichés piochés dans les films hommages du moment (ici il
repompe sans trop de risque les Kill Bill et Matrix...). Engluer les
film dans la parodie de référence, ou la parodie de parodie, c'est se
faire une bien piètre idée du cinéma. Même les Choristes (beurk) c' est
mieux que cette chiasse!
NUL !

