22 février 2006
Inauguration en fanfare de Cinéma et moi!!!

BIENVENUE !
Voici
la création du 4576ème blog du mercredi 22 février 2006. C'est donc un
événement à peu près historique, mais peut-être vous
échappe-t-il car, nous sommes mercredi, et vous préférez reluquer
Allociné.fr pour savoir à quelle heure passe ce film que vous
attendiez tant. Vous avez raison, mais pas pour longtemps.
J'aime le cinéma, beaucoup, tellement que j' y travaille même,
pour un salaire très limité. Et il y a un an et demie j'ai pris la sage
décision de mettre sur papier, un beau cahier Super Conquérant de 196
pages, les impressions que me laissaient les nombreux films que je
regardais avec délice. Aujourd'hui j'ai dépassé les 100 pages
manuscrites, et je me dis qu'il serait temps d'en faire profiter le
plus grand nombre (ahem...).
Il y aura donc des
films en salles, en DVD au fond de mon canapé fatigué, en VHS en bout
de course. Il y aura des drames, des chansons, des monstres, du noir et
blanc et de la couleur. Il y aura de tout, sans aucun souci de
cohérence, avec mes sentiments et des indications perdues sur ma vie.
Ces modestes écrits ne sont que le reflet des émotions que ces films
ont suscité en moi, ils ne doivent en aucun cas être considérés comme
des critiques tant ma plume est maladroite, ma pensée désordonnée, et
aussi que je ne les ai jamais considérés comme tels. Juste des
impressions, et j'espère qu'ils vous inciteront à la curiosité,
peut-être le plus agréable défaut de l'humanité tant le plaisir de la
découverte est grand.
A très vite et n'hésitez pas à laisser des commentaires!
TUEURS NES, Oliver Stone, 1994
Visionné le 7 octobre 2004, VHS empruntée à la médiathèque
Road movie déglingué et jusqu'au-boutiste dans sa mise en scène.
Au départ ça laisse perplexe, devant une telle débauche visuelle on se
demande comment on va tenir deux heures. Et puis l'histoire avançant on
s'accroche au périple de ce couple de tueurs en série filmés avec
autant de condescendance qu'une émission de téléréalité. La
dénonciation du voyeurisme des spectateurs / téléspectateurs / médias
est casse gueule, et ce n'est pas neuf, mais ici Stone réussit son coup
grâce à la place qu'il laisse au contexte général de l'histoire, et à
son talent de metteur en scène.
J'AIME
THELMA ET LOUISE, Ridley Scott, 1991
Visionné le 10 octobre 2004, diffusion à la TV (Arte, 20h45)
Encore un road movie. Deux copines qui partent en week
end se rtrouvent en cavale. Comme dans Tueurs
nés (Oliver Stone), la cause de ce saccage est une vie de départ insipide, mais
les emmerdes les suivent pendant leur périple où elles semblent
vraiment être poursuivies par une malédiction : être des femmes. Le
propos féministe est réussi : fin et subtil, déversé au compte gouttes
il devient implacable. En plus accompagné d'une photo splendide et de
cadres à l'avenant. Dommage que la poursuite finale tombe comme un
cheveu dans la soupe.
J'AIME
ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND, Michel Gondry, 2004
Vu le 11 octobre 2004, au cinéma Gaumont Disney Village, séance de 22h30
Michel Gondry nous offre, avec un scénario de Charlie Kaufmann,
une variante de la comédie romantique en permettant à Jim Carrey
(génial) et Kate Winslet d'exprimer toute la poésie et la marche du
destin généralement absents dans ce genre de films. Les deux ex se font
mutuellement effacer la mémoire pour s'oublier, mais rien à faire, le
destin les rapproche de nouveau, malgré leurs caractères opposés.
Carrey est à pleurer de bonheur dans le rôle du mec seul et peu
confiant en lui-même, et la rélisation de Gondry est virtuose. Un grand
moment.
J'AIME
ED WOOD, Tim Burton, 1994
Visionné le 15 octobre 2004, DVD
Je me suis enfin procuré la vidéo de ce film génial. On sait la
triste réputation du cinéaste Ed Wood, Tim Burton en fait un biopic
(film biograhique) euphorisant et optimiste en magnifiant le travail du
réalisateur incarné par un Johnny Depp parfait, où son amour du cinéma
et de la réalisation lui fait considérer les films comme des notes
d'intention en mouvement, sans souci de finition, considérant que que
l'action est assez explicite à l'écran pour qu'il ne soit pas
nécessaire d'en faire plus.Ôde aux rejetés d' Hollywood (que serait le
film sans Martin Lando en Bela Lugosi finissant?), Tim Burton affirme
son amour pour ceux du fond, ceux qui ne brillent pas le plus. On peut
sûrement étendre le propos aux effets numériques.
J'ADORE
GODZILLA VS MECHAGODZILLA, Jun Fukuda, 1974
Visionné le samedi 23 octobre 2004, DVD
Un petit plaisir : deux films de Godzilla en DVD pour 5€. Il
paraît qu'il y en a un de bien dans le lot, ce n'est manifestement pas
celui là. Mais ne vaut-il pas le coup d'oeil? L'histoire est très
mauvaise, comme les quelques acteurs du film et les effets spéciaux.
Mais qu'est-ce qu'on se marre! C'est toujours sympa de voir un film,
dont le genre tourne à la parodie (SFfauchée), qui n'a comme but que de
distraire. Il ne le fait pas pour les bonnes raisons, mais les
intentions sont louables. J'aurais tellement aimé connaître l'époque où
de tels nanars passaient au cinéma! Il y quelques scènes au dessus du
lot, notemment le réveil de l'allié de Godzilla, King Seezer, qui
tourne à la comédie musicale!
MOYEN
FASTER PUSSYCAT! KILL! KILL!, Russ Meyer, 1966
Visionné le 25 octobre 2004, DVD
J'ose enfin regarder un film de Russ Meyer, mais je commence par le moins dénudé. Un vrais film de sauvages quand même, impressionnant et excitant.Avec des vraies méchantes au décolleté aussi profond que la vitesse atteinte par leurs bolides est élevée. Un trio de danseuses; la meneuse, visibement folle, commet un meurtre de sang froid. Elles rencontrent une famille de fermiers dont le patriarche n'a que l'apparence de la respectabilité : il est handicapé. Après une première partie un peu longue le film confronte ces deux "violences", l'une affichée, l'autre dissimulée derrière la respectabilité (tentative de viol par le paternel handicapé). Et le film devient ce qu'il n'a pas essayé d'éviter : une confrontation à mort dans des décors désertiques avec des seins, des fusils, des culturistes, des bagnoles... Et ces deux forces s'annulent dans la mort. Film sexiste? non. Aucun des deux camps n'est plus ragoûtant que l'autre. Même si les décolletés du camp féminin nous plongent dans une satisfaction coupable malgré des actes révoltants. Du grand art, avec de vraies scènes choc et bien punchy, et des génériques de folie.
J'AIME
5 ENFANTS ET MOI, John Stephenson, 2004
Vu le 22 octobre 2004 au cinéma André Malraux, Le Bourget
Un film pour gamins mal foutu. Une belle idée au départ, en 1914
les petits Lodoniens sont évacués au nord de l' Angleterre, dont les
cinq en question qui se retrouvent chez un oncle fantasque (Kenneth
Branagh qui cachetonne). Ils y font la rencontre d'un petit monstre
(roteur => gag facile et récurrent) qui exauce leurs voeux pour la
journée. Cela pourrait faire un beau film sur l' enfance face à la
guerre avec un père au front, mais c' est réalisé avec les pieds, et
l'histoire se focalise plus sur les petites aventures des loustics que
sur l'absence du père et leurs manigances pour le faire revenir. Ce
n'est même pas mignon, seule une scène de vol de Zeppelins m'a plu. Du
gâchis et c'est bien dommage, car ça aurait pu le faire.
MOYEN
23 février 2006
COLLATERAL, Michael Mann, 2004
Vu le 29 octobre 2004 au cinéma André Malraux, Le Bourget
Rhââ un bon film d'action couillu armé d'une ambiance
démoniaque! Tom Cruise est un tueur à gages qui a six contrats à
honorer en une nuit à L.A., Avec un chauffeur de taxi contraint et
forcé de participer. La ville est superbement filmée, le rythme est
parfait, dosage idéal entre la nuit et ses trajets langoureux en taxi,
et les scènes de "contrats", chef-d' oeuvres de mise en scène de
flingages. Brut sans trop en faire, ce film serait un épisode idéal d'
Hollywood Night : le scénario n'est pas de première fraîcheur, mais il
est transcendé par un réalisateur bien inspiré. Le propos sur la
condition humaine qui clôt le film est, lui, plus ambigü. Réel désir de
réflexion (celui qui a "compris" finit comme les autres finalement) ou
tentative pour élever le scénario? Disons un peu des deux par indulgence.
J'AIME
UN LONG DIMANCHE DE FIANCAILLES, Jean-Pierre Jeunet, 2004
Vu le 4 novembre 2004 au cinéma Gaumont Disney Village
Après Amélie Poulain on change radicalement de registre. Il reste l'imagerie de la France d'antan, mais cette fois on passe de la carte postale à la réalité avec une description crue de la guerre des tranchées en 1917. En 1920, Audrey Tautou recherche son fiancé, convaincue qu'il n'a pas été fusillé pour mutilation volontaire. Filmé du point de vue de la Tautou le film est construit comme une enquête où chaque nouvel élément est accompagné d'un flashback dans les tranchées. Si le dispositif est captivant Jeunet se perd un peu dans tous ses personnages et certains sont du coup juste ébauchés quand d'autres semblent superflus. Reste que l'histoire est belle, et la réalisation divine. Une telle reconstitution, des tranchées ou de Paris, est rare et franchement captivante. Le film n'est donc pas parfait, mais ça reste une belle grande superproduction.
J'AIME